Gène RB1

Également connu sous le nom de : Rétinoblastome familial, Rétinoblastome bilatéral, Rétinoblastome trilatéral et Rétinoblastome unilatéral.

– OMIM#180200 https://omim.org/entry/180200

 

  1. La maladie

Le rétinoblastome héréditaire (RB) est une tumeur maligne de la rétine en développement qui survient chez les enfants, généralement avant l’âge de cinq ans. Le rétinoblastome se développe à partir de cellules qui présentent des variantes prédisposant au cancer dans les deux copies du gène RB1. Le rétinoblastome peut être unifocal ou multifocal. Environ 60 % des personnes affectées par des formes non héréditaires ont un rétinoblastome unilatéral dont l’âge moyen de diagnostic est de 24 mois ; environ 40 % ont un rétinoblastome bilatéral dont l’âge moyen de diagnostic est de 15 mois. Le rétinoblastome héréditaire est une susceptibilité autosomique dominante pour le rétinoblastome. Les personnes atteintes de rétinoblastome héréditaire présentent également un risque accru de développer des tumeurs non oculaires.

 

  1. Les symptômes

Le RB se manifeste le plus souvent chez les jeunes enfants (90% des cas <3 ans). L’absence de signes ou de symptômes précoces n’exclut pas le diagnostic.

Le RB héréditaire se réfère à ceux qui surviennent en raison d’une prédisposition génétique (pas toujours liée aux antécédents familiaux) ; la plupart de ces patients ont une maladie bilatérale et ils ont un risque accru de développer des tumeurs secondaires, principalement un sarcome mais aussi un pinéoblastome/tumeur supra-sellaire (tous deux nommés  »rétinoblastome trilatéral »), une tumeur gliale, un mélanome et un carcinome.

Les premiers signes cliniques sont la leucocorie et le strabisme. Le RB est le plus souvent indolore, et les enfants se plaignent rarement de troubles visuels malgré son évolution rapide vers la perte de la vision de l’œil atteint. À des stades plus avancés, rarement observés dans les pays à revenu élevé, on observe une dissémination intracrânienne et des métastases hématogènes, principalement vers les os et la moelle osseuse, qui mettent en jeu le pronostic vital.

D’autres signes rares sont l’inflammation de la chambre antérieure de l’œil, l’hémorragie du vitré, le décollement de rétine non hématogène, le glaucome néovasculaire et la cellulite orbitaire.

 

3. Mesures à prendre en cas de diagnostic précoce

– Le diagnostic de rétinoblastome est généralement établi par l’examen du fond de l’œil par ophtalmoscopie indirecte. Des études d’imagerie peuvent être utilisées pour étayer le diagnostic et mettre en scène la tumeur.

– Un diagnostic et un traitement précoces du rétinoblastome et des tumeurs non oculaires peuvent réduire la morbidité et augmenter la longévité ; les soins sont le mieux assurés par des équipes multidisciplinaires de spécialistes comprenant l’ophtalmologie, l’oncologie pédiatrique, la pathologie et la radio-oncologie.

– Les options thérapeutiques dépendent du stade de la tumeur, du nombre de foyers tumoraux (unifocaux, unilatéraux multifocaux ou bilatéraux), de la localisation et de la taille de la ou des tumeurs dans l’œil ou les yeux, de la présence d’un ensemencement du vitré, du potentiel de vision utile, de l’étendue et du type d’extension extraoculaire et des ressources disponibles.

– Des traitements conservateurs pour au moins un œil sont possibles dans la plupart des cas bilatéraux et de plus en plus utilisés dans les cas unilatéraux. Le traitement au laser, seul ou associé à une chimiothérapie systémique, la cryothérapie et la curiethérapie sont des outils très efficaces, de même que les chimiothérapies récemment mises au point, qui utilisent la voie intra-artérielle et/ou intravitréenne. L’énucléation est encore fréquemment utilisée dans les grands RB unilatéraux ainsi que dans les bilatéraux avec une grande tumeur unilatérale. La radiothérapie externe est désormais évitée (risque d’effets tardifs, notamment de seconds cancers dans le champ irradié).

– Le pronostic vital est excellent dans le RB. Le pronostic visuel est dicté par la localisation et la taille de la tumeur au moment du diagnostic (l’atteinte maculaire a un mauvais pronostic visuel). La préservation de l’œil est possible avec un diagnostic précoce. Après un traitement conservateur, le pronostic visuel dépend de l’atteinte maculaire.

– Agents/circonstances à éviter : Limiter l’exposition aux agents endommageant l’ADN (radiations, tabac et rayons UV) peut réduire les risques de cancer excessifs chez les survivants H1 du rétinoblastome héréditaire.

– Un conseil génétique devrait être proposé aux membres de la famille à risque.

 

4. Pour plus d’informations :

– Orphanet : https://www.orpha.net/consor/cgi-bin/Disease_Search.php?lng=EN&data_id=122&Disease_Disease_Search_diseaseGroup=retinoblastoma&Disease_Disease_Search_diseaseType=Pat&Disease(s)/group%20of%20diseases=Retinoblastoma&title=Retinoblastoma&search=Disease_Search_Simple

– Biblio : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK1452/